David Milliquet, gérant et propriétaire de la Brasserie du Château Lucie
par Lucie mise à jour le
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Les « bières de soif » de la Brasserie du Château

La Brasserie du Château, c’est un peu cet endroit que tout le monde connaît, qui est là depuis toujours (ou presque), et qui ne te laissera jamais tomber. Un lieu d’authentique réconfort, dont l’ambiance chaleureuse et colorée te met à l’aise. Cela te donne clairement envie de t’attabler avec une bande de potes.

Brasserie du Château

D’ailleurs, l’accueil que m’offre David Milliquet, l’un des deux propriétaires de lieux, est à l’image de son établissement : sympathique et spontané.

Avant d’en venir au « boire », petit tour d’horizon du « manger ». La carte des mets est très simple. En gros, on te propose principalement des pizzas (dont certains disent qu’elles ressemblent à des quiches. C’est pas faux, mais elles en sont d’autant plus appréciables, selon moi. Leur prix va de CHF 12.- à 20.-), quelques bonnes salades bien servies (environ 17.-), des foccacias (autour des 16.-), des sandwichs (7.50) et d’autres casse-coûtes. Pas de chance pour les becs à bonbons : pas de desserts à se mettre sous la dent…

Plutôt blonde, brune ou rousse ?

Par contre, tu trouveras un grand choix de boissons (alcoolisées ou non), dont le café qu’ils torréfient eux-mêmes. Mais les reines du bal, ce sont les fameuses bières de la maison (toutes entre 7.50 et 8.50 la pinte). On l’oublie souvent, mais le Château a été la première brasserie artisanale à Lausanne ! Bien avant la vague récente – et très appréciable – d’artisans brasseurs qui se sont lancés dans cette activité. Il ne te reste plus qu’à choisir ta couleur : blonde, blanche, brune, rousse (ou ambrée, si tu préfères), ginger (aromatisée au gingembre. Ma préférée !), Indian Pale Ale (la petite chouchoute du chef : « elle est hyper équilibrée »)… Mais il y a aussi des bières de saison. En ce moment, c’est la blanche à l’abricot.

Brasserie du Château

Elles ont toutes peu de gaz et sont peu alcoolisées. On aime ou on n’aime pas, mais les bières du Château sont reconnaissables entre mille. Ce sont d’excellentes « bières de soif », comme dit le patron. Elles s’inspirent des ales anglaises, et non des bières belges de trappistes.

L’influence British

David a beaucoup voyagé. Lors d’un séjour en Écosse, il s’est trouvé dans un pub, perdu au milieu de nulle part, mais qui était très prisé et avait reçu des tas de prix comme celui du « meilleur pub du pays ». Il n’y avait que des bières à la pression, via une vingtaine de tireuses à l’ancienne. La plupart ne contenaient qu’extrêmement peu d’alcool (2,8 ou 3,8 % !) et de gaz, et ça plaît beaucoup de ce côté-là de la Manche. C’est en définitive ce que propose la Brasserie du Château : des bières qui se boivent facilement, et qui ne te saoulent pas en deux minutes.

Mon hôte me raconte encore qu’il y a quelque temps, un londonien de passage en Suisse a tant aimé la bière du Château qu’il a fait des démarches pour en ramener un fût par avion. Juste pour montrer à ses amis British qu’on fait de l’excellente « pisse » en Suisse. Classe, non ?

Environ 80’000 litres de cervoise s’écoulent ici chaque année. La Brasserie du Château est présente sur certains festivals, mais le truc que tu ne sais peut-être pas, c’est que tu peux commander un fût pour ton anni ou ton mariage ! Oui madame/monsieur ! Ça donne des idées, n’est-ce pas ?

Le malt vient d’Angleterre pour l’instant, mais sera tout bientôt originaire de Suisse, parce que « travailler local, c’est toujours plus cool ». Pour le houblon, ce n’est malheureusement pas si simple. Mais si un agriculteur en produit en Suisse et nous lit, qu’il se manifeste !

Brasserie du Château

Un petit nouveau à la carte

La nouveauté, c’est un cidre vaudois ! Pareil, il est frais et peu alcoolisé, idéal pour étancher ta soif lorsqu’il y a beaucoup de monde et qu’il fait chaud à l’étage.

Il ne manquerait plus qu’une chose pour que le tableau soit parfait : une terrasse. Ce n’est apparemment pas faute d’essayer de proposer des projets qui font rêver (une pergola de houblon, tu imagines ?), mais on le sait, à Lausanne c’est compliqué. Dommage ! 😉

Note bien Chouquette, parce que ce sont quasi les seuls à Lausanne : CUISINE NON-STOP !!! Youpi !

©Photos : Lucie Ryser