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par Justine mise à jour le
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Bijouterie Vincent Michel: le joyau de la Cité

La bijouterie Vincent Michel est le joyau de la couronne lausannoise. Comprendre la bijouterie-joaillerie de la Cité. Son fondateur fait partie de cette (très) jeune génération d’artisans pour qui professionnalisme et rigueur riment parfaitement avec créativité et fantaisie.

Rencontre avec Vincent Michel

C’est à 12 ans que se fait le déclic. Le jeune Vincent grandit dans La Broye, aux côtés d’une maman créative et manuelle. Toujours en train de bricoler à droite à gauche, c’est lorsqu’il accompagne sa mère chez le bijoutier Carlo Fasola à Estavayer-le-Lac que se trace son avenir. Bref, ce sera un chalumeau à la main, sinon rien. Il y viendra à chaque vacance scolaire passer quelques jours de stage. À la fin de l’école obligatoire sans hésitation… Il s’inscrit au CFC de l’École technique de la Vallée de Joux, section bijouterie. Là-bas, un lac et des sapins. Vincent Michel se sent chez lui.

Bête de concours

À la fin de ses études, Vincent s’inscrit au Swiss Skills Luzern, un concours national ouvert aux futurs diplômés du CFC. Les participants doivent travailler un certain nombre de techniques sur une pièce en un temps imparti. Il y voit une sorte de répétition générale en vue de l’examen final. Mais aussi l’occasion de se mesurer à la toute-puissance suisse alémanique ! Il finit premier, en toute simplicité. Vincent finira également premier du canton à l’issue de son CFC, en 2009. Il est même sélectionné pour participer au Championnat du monde à Londres. Fort en gueule (qu’il a fort belle), il refuse l’invitation. Pas envie d’y aller. Il ne souhaite pas faire de son métier une compétition.

Vincent Michel 1

La genèse

Vincent Michel arrive sur le marché du travail aux heures les plus sombres de l’actuelle crise économique. Ça, plus le fait qu’il n’a pas très envie de se plier aux ordres d’un supérieur, il saute sur l’opportunité de s’établir comme indépendant. D’abord dans la boutique d’une amie pendant quelques mois. Puis, en louant une place de travail dans un atelier avec deux autres bijoutiers, sur Lausanne, six ans durant. Et c’est en mars 2016 qu’il ouvre SA bijouterie, au cœur de la Cité.

Créativité et professionnalisme

Avec Vincent Michel, je découvre qu’une part non négligeable du travail de bijoutier consiste en la sous-traitance de travaux pour d’autres bijoutiers. C’est son employée, Laurence, qui est en charge de cette partie. Quant à Vincent, il peut se consacrer à la création de bijoux originaux, de la fantaisie à la joaillerie, pour tous les prix. Des éditions limitées voire des pièces uniques. Il crée également des bijoux sur mesure selon tes envies.

Quand il n’a pas les mains dans le cambouis, Vincent prodigue des conseils avisés à ses clients, avec assurance et dynamisme. Il ne prétend pas faire des bijoux « green ». Néanmoins, il a à cœur de s’approvisionner chez des fournisseurs soucieux du respect de l’humain et de l’environnement. Ainsi, l’or qu’il utilise dans ses ouvrages provient de la filière Max Havelaar ou d’usines suisses inscrites dans le circuit du recyclage. Les diamants sont certifiés Kimberley Process. Cet accord datant de 2000 impose des conditions strictes contre le commerce des  » diamants de la guerre ». Mais aussi le « financement d’activités de mouvements rebelles violents et de leurs alliés visant à déstabiliser des gouvernements légitimes. » Il est beaucoup plus difficile d’obtenir des garanties sur toute autre pierre précieuse.

Vincent Michel 2

Coup de cœur

Je tombe en amour avec les bracelets hommage aux cathédrales de Lausanne et Fribourg, réalisé pour les 110 ans de la marque 1906 d’Angeloz Mode. Les pendentifs représentent les vitraux en rosace caractéristiques des édifices emblématiques des deux villes. Sur les 138 CHF que coûte le bracelet, 20 CHF sont reversés à la fondation Nicole Niquille qui œuvre pour l’aide à la reconstruction d’un hôpital à Lukla au Népal.

Vincent Michel, un coup de jeune sur la Cité et le monde de la joaillerie !